Les progrès minuscules de l'industrie 4.0 dans les PMI,
viendrait d'une mauvaise compréhension de
l'exploitation des données...
Cette question semble être au cœur de
l'analyse du manque d'informations des décideurs en matière de
digitalisation des processus.
Deux paradigmes s'affrontent, l'informatique
considère une perpétuelle évolution des matériels et des
logiciels, tandis que les industriels continuent à aimer les
standards, autrement dit, des éléments stables et reproductibles.
Ces deux visions, handicapent forcément, le
développement de l'outil informatique dans l'industrie. Seuls les
grands groupes prennent conscience de l'enjeu au travers de
l'industrie du futur car directement confrontés à la concurrence
internationale.
L'industrie d'une manière générale a du mal
à lâcher le modèle du Taylorisme. Souvent, les processus affublés
d'outils de la performance industrielle, s'utilisent avec des
méthodes de management d'un autre siècle. Le retour de l'analyse
rationnelle de l'irrationnel, fixer des objectifs chiffrés sur une
opération du 5S par exemple. Sanctionner lors d'échecs, avec un
avant-après, sous forme de photo et comptage des objets rangés.
Cette méthode atteint effectivement l'objectif de rangement.
Cependant qu'en est-il de l'implication des personnes ?
Mesurer, identifier (les causes) et solutionner
le problème, processus de base de l'amélioration continue, devrait
se réaliser de manière continue, autrement dit, remettre en cause
de façon perpétuelle. Les industriels et les informaticiens
s'accordent sur cette base, la seule différence, concerne la
fréquence des 3 opérations. Les premiers préfèrent des séquences
longues et les autres plutôt courtes.
L'outil informatique intégré au process de
production, dispose d'une puissance et d'une rapidité de traitement
de l'information sans rapport avec les méthodes traditionnelles. Par
conséquent, de nouveaux réflexes managériaux devraient assimiler
ces facteurs; vitesse et volume, pour mieux adopter ces nouveaux
systèmes.