lundi 1 avril 2013

Régulation d'un système

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Auditer vos processus avec un outil performant.

Régulation d'un système fermé

Représentation d'un système régulé

La tolérance se définit par deux bornes, une de valeur minimale et l'autre de valeur maximale.

Entre ces deux valeurs, le système évolue de manière complètement non régulée, c'est la zone d'incertitude de fonctionnement.

Dans cet écart le système peut passer d'un régime normale à un régime accidentel sans aucun moyen de prévention.


La zone dite de "Tolérance Acceptable" correspond à des valeurs variables de fonctionnement inhérentes au système de transformation.

Par exemple en compétition automobile, une formule 1 comportera un risque de fiabilité moteur plus faible sur une longue distance qu'un prototype faisant les 24 h du Man, mais possédera des performances en accélération et décélération. 







Action de régulation d'un système Qualité


Dans la figure ci-dessus, l'action du système régulateur que nous avons intégré au système évaluateur dans notre cas, agit lorsque la comparaison de valeurs atteint l'une des valeurs limites.

Le pilote effectue éventuellement cette action de régulation.

 
Remarquons que dans un système ouvert, il peut très bien continuer à dériver jusqu'à sa propre destruction.

Michel Watrin
Ingénieur Formateur Cabinet GINALEX
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vendredi 25 janvier 2013

5 Pourquoi: Résoudre rapidement un problème

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5 pourquoi?

Un outil simple de résolution de problème

Définition
Cet outil d’analyse permet de rechercher les causes d’une situation problème, d’un dysfonctionnement.

C’est un outil de questionnement systématique destiné à remonter aux causes premières possibles d’une situation, d’un phénomène observé.

Version simplifiée de l'arbre des causes qui consiste à se poser plusieurs fois de suite la question :

" Pourquoi ? " et à répondre à chaque question en observant les phénomènes physiques.

La plupart des problèmes sont entièrement résolus en moins de cinq questions.
Fonctionnement :
La démarche consiste à se poser la question 'Pourquoi ?' au moins cinq fois de suite pour être sûr de remonter à la cause première.

Il suffit ensuite de visualiser les cinq niveaux (ou plus) sous forme d’arborescence.

1-Énoncer clairement le problème ou faire reformuler par votre interlocuteur.

2-Répondre, en observant les phénomènes physiques, à la question " Pourquoi ? ".

3- Apporter la solution à cette réponse.

4-La réponse faite à chaque étape devient le nouveau problème à résoudre, et ainsi de suite.
Précaution d'emploi
S'attacher au faits, c'est à dire aux actions ou événements qui se sont réellement déroulés.

Les décrire de façon objective et précise : chaque membre du groupe est d'accord sur la formulation.

Ne pas porter de jugement de valeur, ne pas interpréter (précision des faits)

Mettre en place des solutions durables qui s'appuient sur des faits vérifiés plutôt que sur du comportemental.
Exemple :
  problème : Fuite d'huile sur presse hydraulique
Pourquoi ?        Filtre bouché
Pourquoi ?        Huile sale
Pourquoi ?        Particules métalliques dans l'huile
Pourquoi ?        Bouchon de remplissage absent
Pourquoi ?        Mal positionné et perdu
La solution : Bouchon de remplissage d'huile attaché à une chaîne fixée sur carte.
Remarques
Sur les branches d'un diagramme cause-effet, on peut se limiter à un niveau de recherche équivalent aux cinq pourquoi.

Tableau de liaison QQoCQ et 5 pourquoi
Cette fiche permet de cerné rapidement un problème.

Elle est surtout intéressante lorsqu'une personne vous soumet un problème.

En effet, elle présente l'avantage d'accentuer voire de valider l'une par rapport à l'autre méthode.

REMARQUE:

Utilisez ce tableau lors de réunions où les décisions sont prises avec actions.


Michel Watrin
Ingénieur Formateur Cabinet GINALEX
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Tableau QQOCQ et 5 Pq ?

mardi 1 janvier 2013

l'histoire de l'analyse système


 

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L'histoire de l'analyse système

Un peu d'histoire
En 1937 le biologiste Ludwig von Bertalanffy, présente le concept de "système ouvert" qui deviendra progressivement la "théorie générale des systèmes" (“General System Theory).

Son but était de donner un paradigme de l'univers, comparé à un système qui pourrait modéliser la réalité.

Selon le biologiste: "...il y a des systèmes partout".

On pouvait envisager de tout interpréter, le monde autour de nous ainsi que nous même.

En collaboration avec l'économiste Boulding, le physiologiste Gerard et le mathématicien Rapoport, Bertalanffy fonde, en 1954, la "Société pour l'Étude des Systèmes Généraux" dont les objectifs consistent :





"à rechercher l'isomorphisme (concordance) des concepts, des lois et des modèles dans les différents domaines, et à favoriser leurs transferts d'un domaine à l'autre;

“à encourager l'élaboration de modèles théoriques adéquats dans les domaines qui en sont dépourvus;

“à éliminer les duplications des travaux théoriques dans différents domaines;

“à promouvoir l'unité de la science en améliorant la communication entre les spécialistes" (Checkland, “Systems Thinking, Systems Practice”, p. 93, London: John Wiley & Son, London, 1981).

En plus de travailler à la réalisation de ces objectifs ambitieux, la société créa un cahier annuel, le "General Systems Yearbook", et favorisa la publication d'un nombre impressionnant d'articles traitant de la systémique.

Michel Watrin
Ingénieur Formateur Cabinet GINALEX
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dimanche 3 juin 2012

Installer le 5S

 
 Comment mener une action 5S

Ce qu'il faut savoir avant de commencer

Les 5S demandent un effort considérable aux acteurs, le changement demandé peut heurter leur système de valeurs en les remettant en cause.

Imaginez un instant que quelqu'un vienne vous voir et vous dise que votre poste de travail n'est pas très net.

 Qu'il pourrait être mieux organisé, plus propre et mieux rangé. 
 
Que penseriez-vous ?

Allez-y réfléchissez un instant !

Evidement cela ne vous ferait pas plaisir, même si c'était vrai 
 
Bref, on voit par là que l'individu concrétise l'élément central de l'application de la méthode.

Vous devez donc connaître parfaitement le système de management existant dans le lieu où va s'exercer les 5S.

Négliger cet aspect, vous entraînera dans des malentendus en cascade et difficile à rattraper. 

D'un autre c^té cela vous aidera à choisir le bon angle d'attaque (ceci n'est qu'une expression, pas une réalité de terrain).

Par exemple ; si l'autonomie existe déjà dans la gestion du poste de travail et qu'elle ne correspônd pas aux exigences des 5S.

Il faut alors entreprendre une action de persuasion qui commencera par un constat factuel du poste de travail, relevant tous les inconvénients de la situation actuelle.

On interpelle alors le salarié en plaçant dans une comparaison entre ce qu'il fait et ce que propose le 5S.

Attention, pour convaincre, vous devez d'abord vous impliquer. 
 
Le plus simple consiste à donner des moyens, peu couteux, pour ranger, nettoyer, ou encore étiqueter.

Peu importe l'ordre par lequel vous commencez, le principal réside dans l'engagement que vous prenez par rapport aux 5S et vis-à-vis du salarié.

Ce n'est qu'à partir de ce moment qu'il y aura une véritable écoute de l'employé.

Cette action doit venir du salarié, ou du moins être acceptée et doit absolument réussir.

Si vous forcez la main, vous prenez le risque d'un échec annoncé car votre partenaire se sentira comme soumis. 
 
Sa première réaction sera de démontrer, consciement ou inconsciement sa réalité des faits sans produire d'efforts pour la changer.

Essayez et vous verrez.

Une opération 5S ne s'improvise pas

Avant de commencer la mise en place des 5S, il est nécessaire d’étudier le terrain.

Reprenons la définition des 5 mots du 5S :

Seiri : Débarasser
Seiton : Ranger
Seiso : Nettoyer
Seikutsu:Ordonner
Shitsuke:Intégrer

Il sera indispensable de relever les conditions actuelles correspondantes aux 5S.

On évaluera le niveau des cinq phases à l’aide de tous les documents à votre disposition et d’une enquête de terrain.

Elle identifiera les endroits, les groupes de personnes, les moyens, les ressources et la motivation du personnel.

La première étape consiste dans la recherche de toutes les informations à votre disposition.

Vous aurez à rechercher d'abord dans les archives de la qualité. Les rapports d'audits, les fiches de non-conformité et éventuellement des rapports des groupes de progrès.

Suivant la taille de l'entreprise vous pouvez disposer d'autres renseignements comme par exemple:

  • Des interventions du service maintenance vous procureront des indications sur le type, le nombre et l'ampleur des assistances.

  • Les ressources humaines alimenteront en éléments concernant le personnel, comme par exemple: Les formations suivies, les diplômes obtenus, le niveau hiérarchique, l'ancienneté en entreprise, le vécu dans d'autres démarches de progrès, le taux d'absentéisme etc..

  • Le service production vous donnera le mode d'organisation en matière de gestion de flux. Par exemple les quantités produites, les quantités rebutées, la logistique utilisée..

  • Les méthodes apporteront des éclaircissements sur les outillages, les procédures de fabrication, les investissements prévus, les changements dans le domaine technique..

Cette liste n'est pas exhaustive, elle est directement fonction de la taille et de l'organisation de la société.

Plus vous récolterez de renseignements sur l'état dans lequel se trouve l'atelier et plus vous serez armé pour prévoir les évènements.

Vous analyserez toutes ces informations, vous en déduirez des résultats, afin d'établir un plan d’action reprenant ces différents critères d'étude.

Ceci vous permettra de définir des objectifs chiffrés.

Attention cette préparation rigoureuse ne doit pas nous emmener dans une voie stricte, cadrée, dans le sens enfermée. Elle nous donne une vision de l'existant et nous conduit à anticiper les comportements, ajuster nos outils dans le but de convaincre.













Passons à l'action !

Personnellement je ne suis pas partisan d'un ordre chronologique des 5S. 

 Il me semble plus efficace de démarrer et de montrer l'efficacité d'un des 5 points selon l'investissement des salariés.

Commençons, classiquement par 

Seiri débarrasser.

Il s'agit dans cette phase d'éliminer tout ce qui pourrait gêner le travail. 

 Dès lors, on enlève tout ce qui n'est pas utile au travail en cours.

Pour faciliter le tri, on propose au salarié de classer dans un tableau ou physiquement sur l'espace de travail quand c'est possible, ce qui est utile au travail en cours et ce qui ne l'est pas.

Prenez chaque objet en main et demandez à quoi cela lui sert présentement. 

Il doit, de lui même se rendre compte de l'intérêt de son rangement sur son poste de travail.

Rappelez-vous qu'on évitera au maximum d'imposer.

Cela semble simple, cependant, le "on ne sait jamais" n'est jamais très loin. Par conséquent si votre préparation n'indique pas cet état de fait vous aurez du mal à réguler votre action. 

Pensez-y !

Comment contrer cette réflexion ?

Demandez combien de fois cela est-il arrivé et quelles étaient les conséquences ?

Proposez ensuite de le ranger à portée de main, mais en dehors du champ de travail.

Seiton : Ranger

Eviter toute perte de temps dans de la recherche inutile.

Il est indispensable de disposer de l'outillage nécessaire à portée de main.

Disposer les objets utiles de manière fonctionnelle, s’astreindre à remettre en place les objets, donner une place bien définie aux outils, réaliser des accessoires et supports permettant de trouver les outils rapidement et plus largement, définir les règles de rangement.

 
Le tableau à silhouettes reste le moyen de rangement rapide le plus utilisé dans les ateliers.


Seiso : Nettoyer

Dans un environnement propre, une fuite ou toute autre anomalie se détecte plus facilement et plus rapidement.

Il est recommandé de définir un système d'évaluation.

Formaliser le nettoyage est une étape dans la mise en place de la maintenance préventive.


Dans l'exemple ci-dessus, il s'agit d'un lieu de travail (atelier de peinture) paratgé par plusieurs personnes.

Le but de ce document se situe dans la prise de conscience de chacun dans sa responsabilité vis-à-vis de leurs engagements.

Attention, cette étape peut demander des modifications dans les gammes opératoires, en incluant des temps de nettoyage. Ceci a un double objectif ; faire ressortir cette opération comme importante aux yeux des salariés (puisqu'elle s'intègre dans les gammes) et implique les partenaires au respect de la fréquence de nettoyage.

Le nettoyage n'est ni ponctuel, ni occasionnel il est récurrent (quotidien). Il n'est pas partiel mais général.

Seikutsu:Ordonner

Afin que le maintien de la propreté et l'élimination des causes de désordre deviennent normal, naturel.

Il est indispensable de les inscrire comme des règles ordinaires, des standards.

On pourrait traduire ce mot (Seikutsu)  par autodiscipline, on inscrit toutes les bonnes pratiques dans une charte.

Tout le monde doit et devra la respecter, elle joue un rôle important pour les nouveaux venus ou les travailleurs temporaires.

Shitsuke:Intégrer

Il faut surveiller régulièrement l'application des règles, les remettre en mémoire et en corriger les dérives.

En instituant un système de suivi avec affichage d'indicateurs, les désormais « 5 S » sont assurés de continuer à vivre.

Le temps ancrera petit à petit cette nouvelle manière de travailler. Elle deviendra comme une seconde nature pour les salariés, c'est la raison pour laquelle on parle également d'éducation.

Le but des évaluations ne situe pas, au préalable, dans une dimension de sanctions, mais bien comme un apprentissage.

Cependant, en dernier recours, la sanction s’appuiera sur des faits, c'est à dire sur des évaluations impartiales.

 
Michel Watrin
Ingénieur Formateur Cabinet GINALEX
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